Les enseignants font leur rentrée, mais plus de la moitié aimeraient changer de métier

Date: Category:Français Views:1 Comment:0


ÉDUCATION - Plus de 850 000 enseignants reprennent le chemin des classes pour une journée de pré-rentrée ce vendredi 29 août. Parmi eux, une majorité pourrait bien retourner à l’école à contrecœur, d’après plusieurs études menées par des syndicats.

« Année après année, le constat s’aggrave. Il y a urgence », alerte la secrétaire générale du Se-Unsa, Elisabeth Allain-Moreno, au moment de la présentation du baromètre annuel de son syndicat, le premier de la profession.

Élisabeth Borne en dit plus sur les évolutions du baccalauréat 2026 avant la rentrée

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Réalisée auprès de plus de 40 000 personnels de l’Éducation nationale (profs, mais aussi CPE, AED, psychologues scolaires...), l’étude dresse un constat paradoxal. Les enseignants affirment presque unanimement qu’ils aiment leur métier (91 %), mais ils sont aussi 77 % à dire qu’ils ne le recommanderaient pas. Près de 36 % d’entre eux envisagent de changer de métier tout en restant dans la fonction publique, et 26 % souhaitent quitter le public pour se tourner vers le privé.

Un mal-être global

La cause de ce mal-être ? Les salaires trop bas (88 %), le manque de moyens et les conditions de travail (71 %). Ils sont aussi 67 % à déplorer que l’image de leur profession est dévalorisée et dégradée. Le gouvernement est également décrié : les personnels croient encore en leur métier, mais 92 % expriment leur désaccord profond avec la politique éducative de ces dernières années, et les réformes à répétition. Plus de la moitié des professionnels interrogés ne supportent plus le manque de reconnaissance de l’État.

Une rentrée déjà impactée

Même constat désabusé pour le syndicat SNES-FSU, qui avait aussi présenté, au mois de juillet, son enquête réalisée auprès de 10 000 professionnels du secteur. Dans celle-ci, près des deux tiers des interrogés (64 %) avaient répondu oui à la question : « Avez-vous pensé à démissionner ces deux dernières années ? »

Une désillusion qui renforce la non-attractivité du secteur, et le manque se fait déjà ressentir. « C’est une rentrée de la pénurie avec un manque de personnel, de professeurs mais aussi d’AESH (les accompagnants d’élèves en situation de handicap) », a aussi dénoncé Sophie Venetitay, secrétaire général du SNES-FSU, principal syndicat du second degré, lors de sa conférence de rentrée.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

« On a une certitude, c’est qu’il n’y aura pas un professeur devant chaque classe lundi », a-t-elle ajouté, estimant entre 5 000 et 6 000 le nombre d’enseignants manquants.

Cette proposition de loi de la droite pour encadrer l’allocation de rentrée scolaire suscite l’indignation

Le nombre d’enfants à la rue est en forte hausse, l’Unicef dénonce une situation « dramatique et inacceptable »

Comments

I want to comment

◎Welcome to participate in the discussion, please express your views and exchange your opinions here.